jeudi 12 mai 2011

les 27 et 28 mai à 20h15 à Spa

scénario écrit par des oxymoriens sur une idée de E Bonhomme

réservation indispensable auprès de Mme Van Brabant : 0495/70.74.54

PAF : 10€ (enfants jusqu'à 12 ans 5€ - art. 27)



mercredi 4 mai 2011

presse et technique : coefficient Gini et code QR

L'article publié dans l'Avenir

La presse répercute les statistiques divulguées par l'OCDE via l'agence Belga concernant l'inégalité des revenus par pays.
Les remarques concernant la statistique, formulées hier au sujet du sondage mené par références.be, valent ici aussi. Cela étant, un site affichant la devise de Benjamin Disraeli, homme politique et écrivain anglais, figure marquante du roman social au XIXème siècle "il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques' présente une carte : cliquez ici
Le coefficient de Gini serait du à Corredo Gini, statisticien, sociologue et économiste italien du XXème siècle.
Une autre personnalité liée à l'Italie se profile en filigrane d'un article publié ce jour dans le journal la Meuse :


Depuis 2006, l'artiste italo belge Fabrice de Nola intègre les codes-barres à son art. Visitez son site en cliquant ici.

Le code-barre a été breveté en 1952 mais n'a connu une utilisation courante qu'à partir de 1973. Le code QR est un code bidimensionnel (2D) développé dès 1994. Fabrice de Nola n'est pas le seul artiste à avoir introduit ce composant dans son art : le procédé commence à se généraliser comme un outil de promotion original, à la manière de ces clefs usb que l'on abandonne, maçonnées dans l'espace public. Le monde de la publicité (Louis Vuitton), de la musique (Valentine's Day) et de la politique (voir l'article de la Meuse) mènent la société vers ces outils de communication issus du progrès technologique.

mardi 3 mai 2011

la culture en question

Le journal La Meuse a commenté un sondage effectué par Références.be qui se décrit comme un site proposant 'un vaste choix d'emplois', 'les meilleures offres' et 'd'excellents conseils pour votre carrière'.
Ce site est la vitrine internet du groupement formé par les sociétés Vacature cv et Jobs&Careers cv, entreprises agréées comme bureaux de médiation d'emplois privés dans la Région flamande.

Cliquez sur le texte pour l'agrandir.

Sans s'avancer sur la formulation des questions, la délimitation du sujet ou encore la méthode employée pour réaliser le sondage, on peut à tout le moins renforcer l'effort consenti pour rendre attentif le citoyen à la problématique :
Quelle place la culture prend-elle / doit-elle prendre dans notre société? Quelle part des deniers publics doit lui être consacrée? Qu'est-ce qui caractérise l'activité culturelle? Quels doivent être les liens entre les acteurs culturels publics et privés ? entre les opérateurs institutionnels et les (créateurs) particuliers? L'éducation à la culture est-elle une part de la matière définie comme étant la culture ?
Dans notre société, il est indéniable qu'un des indicateurs de la valeur d'une fonction est ce qu'elle rapporte à son détenteur. Selon le sondage considéré, l'horeca, le tourisme et la culture seraient donc des valeurs inférieures à nos yeux.
Pour lancer le débat, on a que l'embarras du choix...Que vous suggère ce qui suit?
Avant d'en venir à la culture, je considère que le monde a faim, et qu'il ne se soucie pas de la culture ; et que c'est artificiellement que l'on veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées que vers la faim.
Le Théâtre et son Double, 1938, Antonin Artaud

jeudi 14 avril 2011

Si vous en avez l'occasion, visitez l'exposition du photographe verviétois Albert Fleury qui débutera le 9 mai 2011 à Bruxelles, dans une maison de repos qui s'ouvre pour l'occasion à tous les visiteurs. Voilà une façon d'apporter une diversion dans le quotidien des pensionnaires de l'établissement, en plaçant l'art dans le quotidien, démarche également promue par 'aux arts, etc.'.




L'artiste autodidacte a développé un travail très personnel consistant dans des séries de noir et blanc contrastés. Découvrez ou retrouvez avec bonheur l'univers émouvant de l'un de 'nos' grands verviétois.

jeudi 7 avril 2011

Une initiative liégeoise qui pourrait donner des idées à Verviers...

Chicncheap est une initiative qui se dit 'citoyenne', qui se veut 'une réflexion globale sur le bien être, le vivre ensemble' et entend 'participe à une meilleure gestion des espaces de vie'.

Elle est composée notament de la Communauté française de Belgique, Province de Liège, Ville de Liège (culture, tourisme, environnement, aménagement du territoire) côté public, et de Fédération des étudiants ULg, Ateliers d'Art contemporain, Brasseurs, d'Une Certaine Gaieté, Aquilone, Comptoir du livre côté associatif (généralement soutenu par les précédents), ainsi que de commerçants liégeois.

Pour la quatrième fois, Chicncheap organise un parcours en ville, ponctué d'oeuvres d'art insérées aux fenêtres ou dans les vitrines (occupées ou vides). Trente et un artistes ont été sélectionnés, dont Raphaël Kerkhove, professeur à l'académie des beaux-arts de Verviers, qui a collaboré récemment à 'Verviers ville des mots' en concevant l'oeuvre qui semble avoir le plus déclenché un processus de réflexion citoyenne, à savoir "Soyons Heureux. Fermons les yeux".


Photo Best of Verviers



Le parcours a pour ambition de faire "réfléchir à la place de l'art dans notre société, ainsi que ses expressions dans l'espace public", de favoriser une "convivialité urbaine" ainsi que "le réinvestissement d'espaces publics non encore valorisés, à valoriser par rapport à des opérations de rafraichissement ponctuelles".



Concrètement, un concours est ouvert à tous (PAF, 2€) , permettant de gagner l'oeuvre d'art que l'on plébiscite parmi les 31 exposées en ville (*) (tirage au sort d'un bulletin par 500 rentrés, avec un maximum de trois tirages - l'artiste gagne quant à lui 1.000€).


activité accessible tout le mois d'avril, avec une 'nocturne bar' (non mieux définie) le 8 avril 2011 et une 'nocture parcours' au cours de laquelle on pourra effectuer le circuit et boire un verre dans les lieux participant, le 15 avril dès 20h.

Des visites guidées sont possibles.
(*) les artistes sélectionnés exposent en outre des oeuvres hors concours à la galerie temporaire de chicncheap rue de la Cathédrale 32 à Liège. Renseignements complémentaires auprès de Justine Urbain 0486/251.751 ou à l'office du tourisme de la ville de Liège.

L'art de l'évasion

dimanche 6 février 2011

Pourquoi parle-t-on le français (ou presque) à Verviers ? (5ème partie)

Charlemagne épousa en seconde noce Hildegarde de Vintzgau, avec qui il eut le futur Louis Ier dit « le Pieux » ou « le Débonnaire » qui fut empereur d’Occident de 814 à 840.
De Louis Ier et d’Ermengarde de Hesbaye, nacquirent plusieurs fils dont le futur Louis II, roi de Germanie de 843 à 876.
L’an 840 date la fin (définitive) de l’unité de l’empire carolingien avec sa division entre Francie occidentale, Francie orientale et Lotharingie. (C’est là le but du traité de Verdun dont on reconnaîtra, comme le font les historiens, qu’il influence encore notre continent).

Le traité de Verdun (840) crée la Lotharingie

En 870, le traité de Meersen partage momentanément la Lotharingie du nord entre la France et la Germanie. La frontière France-Lotharingie de 840 se situait sur l’Escaut. Avec Meerssen, elle se déplace sur la Meuse pour séparer cette fois Francie occidentale et Germanie (la partie au nord de la ligne Jupille-Fléron-Herve est en Francie orientale, dont les centres sont Francfort et Ratisbonne en Bavière).


En 880, le traité de Ribemond fait passer une plus grande partie de la Lotharingie en Germanie : tout le diocèse de Liège fait désormais partie de la Francie orientale (jusqu’à la Révolution française).


























On aurait tort de voir la marque du tracé d’une quelconque frontière linguistique dans ces traités. Ainsi, au nord de la Francie occidentale, on trouve le comté de Flandre dont le centre est à Bruges (avec à sa tête la maison des Baudouinides de 865 à 1119). Le comté va de l’embouchure de l’Escaut jusqu’au pays d’Arras roman (qui sera repris par la France en 1180). Le parlé roman et le parlé thiois (mot dérivant du bas latin theodisca, basé sur la racine germanique ‘theud’, peuple) sont donc présents en Francie occidentale. Le diocèse de Liège est quant à lui également « bilingue ».

En 911, à la mort du roi-enfant Louis IV de Germanie, les dignitaires de la Lotharingie élisent Charles le Simple (né dans la Somme, fils d’Adélaïde de Paris) comme roi (jusqu’en 923). Puis, la Lotharingie devient duché. Les ducs se succèdent : Gislebert (qui se place sous la tutelle d’Henri Ier de Germanie), Conrad Ier le Roux (945-953) qui épouse la fille du roi de Germanie, Otton Ier et Brunon de Cologne, frère de ce dernier.
Pour réduire l’influence de la Lotharingie, souvent en révolte contre l’empereur de Germanie (titre créé en 962), Brunon, duc et archevêque, la divise en 959 à hauteur d’une ligne Bouillon-Coblence et place deux vice-ducs sous son autorité.
Liège (principauté à partir de 985) fait désormais partie de la Basse-Lotharingie, de même que le Duché de Limbourg dès 1065.
La Lotharingie inférieure durera 250 ans, pendant lesquels les influences romanes et germaniques continueront à s’entrechoquer ou à s’entrelacer.

En 1190, l’empereur germanique Henri VI la fait exploser pour accorder davantage d’«autonomie » aux différentes entités qui traverseront les siècles jusqu’à la révolution française : Duché de Brabant, Duché de Limbourg, Marche de Namur, Comté de Clèves, Comté de Gueldre, Comté de Hainaut, Comté de Hollande, Comté de Looz, Comté de Luxembourg, Principauté de Cambrai, Principauté de Cologne, Principauté de Liège, Principauté d'Utrecht.

L’intégration du diocèse de Liège dans la Francie orientale (puis en Germanie, puis dans le Saint Empire germanique) ne semble pas avoir fait progresser les parlers thiois en région romane. Est-ce dû aux influences contradictoires qui se sont neutralisées entre les branches occidentales et orientales de la dynastie carolingienne ?

Par contre, l’influence du wallon liégeois se fit progressivement plus forte, surtout au XIVème siècle (sous le puissant prince-évêque Adolphe de la Marck), dans les communes de la vallée du Geer qui furent bien après rattachées à la province de Limbourg avant de retrouver en 1963 leur giron “historique” liégeois.
Autre exemple, Otrange (également sur le Geer et redevenu wallon en 1963) ne devint majoritairement wallon qu’au XIIIème siècle. Otrange était situé dans la partie romane du comté de Looz (comté créé aux alentours de l’an mil et absorbé en 1366 par Liège).


Pendant des siècles, les langues se sont cependant côtoyées dans ces villages. Pendant ces siècles, la notion de frontière linguistique était inconnue.